Contrairement à ce que l’on pourrait penser, tous les pulvérisateurs ne se valent pas et ne s’utilisent pas pour les mêmes plantes. Plusieurs critères sont à prendre en compte lors de l’achat de son pulvérisateur. Étudier le type de plante et le produit pulvérisé sont bien-sûr important pour faire son choix, mais l’environnement des plantes à traiter est aussi important.
 

L’emplacement des plantes

  1. Sur le balcon ou sur la terrasse, pour le traitement de vos fleurs en pot, vous vous orienterez plutôt vers un pulvérisateur à gâchette, en plastique, de petite contenance (de 0,5 à 1 litre). Il en existe de toute forme et couleur, vous avez l’embarras du choix !
  2. Pour votre potager et votre jardin d’agrément (de 200 à 700 m²), vous pouvez opter pour un pulvérisateur à pression d’air préalable. Ils sont en général utilisés pour la pulvérisation de fongicides, insecticides, etc. Leur capacité varie de 2 à 20 litres (à main ou à porter sur le dos pour les plus lourds), et permet ainsi de traiter de grandes surfaces. Le principe est simple : vous pompez jusqu’à sentir une résistance, qui mettra le produit contenu en pression. Vous pulvérisez donc en continu pendant plusieurs minutes vos plantations ou vos équipements.
  3. Pour désherber, ou pour les surfaces à traiter plus importantes (plus de 700 m²), il est courant d’utiliser un pulvérisateur à pression entretenue. Sa capacité varie de 12 à 20 litres. Installé dans votre dos, vous pompez en permanence à l’aide d’un levier latéral. Si vous êtes gaucher, pensez à vérifier que le levier soit permutable ! Il est souvent fourni avec des accessoires spécifiques. Attention, nous vous conseillons d’avoir un pulvérisateur spécifique pour le désherbage, afin de ne pas risquer de polluer les autres produits utilisés pour le traitement de vos plantes.
  4. Pour les grandes surfaces (oliviers, pelouse, vignes, arbres fruitiers), vous pouvez également opter pour un pulvérisateur sur roues, il préservera votre dos, mais représente un investissement certain. Ce pulvérisateur offre un large rayon d’action (parfois jusqu’à 12 mètres) et est souvent équipé d’un moteur thermique et d’une cuve grande capacité. Il est idéal pour un usage professionnel et pour une utilisation régulière.

 

Pulvérisateur mécanique, thermique ou électrique ?

  • Pulvérisateurs mécaniques : fiables et économiques. Néanmoins, une action régulière de l’utilisateur est nécessaire.
  • Pulvérisateurs thermiques : appareil plus professionnel, pour une utilisation régulière, et sur de grandes surfaces. Grande autonomie. Plus efficace (diffuse plus loin et plus rapidement que les modèles électriques ou mécaniques). Nécessite un entretien régulier. Plus onéreux à l’achat.
  • Pulvérisateurs électriques : Autonomie limitée, mais confortable à l’utilisation. Il est prêt à fonctionner tout de suite et ne nécessite pas de préparation particulière.

Parmi les autres caractéristiques importantes :

  • la longueur de la lance : pour le traitement d’arbres fruitiers, il peut être important de pouvoir rajouter une rallonge de lance ;
  • le choix de la buse : plus la pulvérisation est fine, plus les principes actifs de votre traitement seront efficaces ;
  • la longueur du flexible : vous pourrez ainsi poser votre pulvérisateur au sol et utiliser confortablement la lance ;
  • le socle : permet de faire tenir le pulvérisateur au sol sans problème de stabilité.

 

Nos conseils d’utilisation

  • Pensez à vous protéger : utilisez un cache-oreilles, sur les modèles thermiques, et n’oubliez pas de porter des gants et des lunettes de protection si vous appliquez un produit de traitement ;
  • Ne faites pas de pulvérisation lorsqu’il y a du vent, de la pluie (lessivage), trop de soleil ou si la température est trop élevée ;
  • Respectez le niveau maximum de produits indiqué sur la cuve, afin de permettre la compression de l’air :
  • Après utilisation, rincez soigneusement la cuve, pour éviter le mélange de produits qui peut s’avérer très dangereux !
  • Rangez votre pulvérisateur hors de portée des enfants.